Climat


Le réchauffement pire que prévu?

Séminaires sur le climat:

Jean JOUZEL Medaille d'Or CNRS 2002 Directeur de l'IPSL (Paris) présentera:

1)
L'AVENIR DE NOTRE CLIMAT
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dans le nouveau cadre des Soirées Scientifiques de l'OMP
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LUNDI 18 OCTOBRE à 20 heures SALLE DU SENECHAL -------------------------------------------------------------------------
17 rue Rémusat 31000 Toulouse
entrée libre

2)
QUE SAIT-ON DU LAC SOUS-GLACIAIRE DE VOSTOK EN ANTARCTIQUE ?
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MARDI 21 SEPTEMBRE 2004 à 11 heures SALLE CORIOLIS
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à l'Observatoire Midi-Pyrenees 14 Avenue Edouard Belin 31400 Toulouse
SALLE CORIOLIS

Résumé "L'avenir de notre climat":

Depuis quelques siècles, les activités humaines modifient de façon sensible la composition de l'atmosphère. L'utilisation des combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel) est largement responsable de l'augmentation de la concentration en gaz carbonique depuis le début de l'ére industrielle (augmentation de 30 % depuis 1850). Sur cette même période, les concentrations en méthane ont plus que doublé et celles du protoxyde d'azote ont augmenté de 15%. Bien qu'il s'agisse là de constituants mineurs de l'atmosphère, de tels changements sont susceptibles de modifier notre climat car ils conduisent à une augmentation de l'effet de serre atmosphérique. Notre communauté scientifique est désormais de plus en plus convaincue que le réchauffement observé au cours des dernières décennies est, au moins pour partie, lié à cette modification. Elle affirme, qu'à défaut de mesures efficcaces visant à maîtriser les émissions de ces gaz à effet de serre, le réchauffement lié aux activités humaines va s'accentuer d'ici la fin du siècle et au-delà. Quelles sont les certitudes des scientifiques dans ce domaine du réchauffement climatique ? Quelles incertitudes subsistent ? En quoi l'étude du climat passé est-elle pertinente vis à vis de son évolution future ? Quels seront les impacts du réchauffement climatique lié à l'action de l'homme ? Quelles mesures peuvent être envisagées ? Autant de points que j'aborderai et sur lesquels j'essaierai de répondre aux questions que chacun se pose.

Résumé "Que sait-on du lac sous-glaciaire de Vostok en Antarctique ?"

Au début des années soixante-dix, les foreurs de l'Institut des Mines de Leningrad s'installaient à Vostok sur le plateau Antarctique, un des sites les plus hostiles de notre planète, avec l'objectif d'atteindre le socle rocheux à plus de 3 km de profondeur. Cinq forages successifs, dont l'étude nous a fourni un ensemble très riche d'informations sur l'évolution du climat et de la composition de l'atmosphère au cours des 420000 dernières années, ont été nécessaires pour atteindre la profondeur de 3623 mètres. En 1998, le cinquième forage a été volontairement arrêté pour éviter toute contamination d'un lac sous-glaciaire de la taille d'un département français. C'est avec surprise que nous avons alors découvert que les 200 derniers mètres de glace s'étaient formés à la suite du regel de l'eau de ce lac profond de 600 mètres à l'aplomb du site. Dans l'attente d'une méthode adaptée à un prélèvement évitant toute contamination par le kérosène utilisé pour le forage, nous disposons déjà d'eau ayant transité par le lac Vostok, eau dont les propriétés excitent l'intérêt des spécialistes du développement de la vie en milieu extrême.
L'objectif du séminaire sera de raconter cette aventure scientifique à laquelle la communauté des glaciologues français, rejointe à la fin des années quatre-vingt par des équipes américaines, est associée depuis plus de vingt ans avec toute une série d'étapes marquantes comme la mise en évidence d'une relation étroite entre effet de serre et température de l'Antarctique, la caractérisation de la glace de lac et celle, toute récente, de bactéries vivant en milieu très chaud.